Jeudi 10 mai 2012
C’est Suspendu #5
Il est sans doute bon de le rappeler en préambule, "C'est Suspendu" est une nouvelle rubrique née de la semaine thématique du même nom, survenue en Février 2012 à l'occasion du 3ème anniversaire de C'est Entendu, et au cours de laquelle la Rédaction, ainsi que quelques invités, délaissa la Musique et s'intéressa à tout le reste : cinéma, littérature, politique, poésie, humour, pilosité et lactose... La rubrique subséquente, dont voici le tout premier numéro, part du même principe que la voix que nous donnons chaque jour à la cause Musicale n'est pas univoque et qu'il nous arrive d'avoir d'autres sujets en tête. Nous partons du principe que vous aussi n'êtes pas ici que pour lire ce que deviennent les sons et que comme nous, vous voyez aussi en l'art musical une manière de comprendre les Hommes.

Comment j'ai aimé Sébastien Tellier l'espace d'une soirée
par Rémi, du blog cinéma Il a Osé
Je connais très mal Sébastien Tellier et je connais encore plus mal sa musique. A vrai dire je m'en fous assez complètement. Et pourtant, samedi soir dernier, à l'occasion de son apparition dans l'émission de Laurent Ruquier On n'est pas couché, j'ai aimé ce type. Je l'ai aimé comme certains ont aimé François Hollande, par simple détestation viscérale de son opposant. Beaucoup de gens ont voté Hollande non pas par adhésion à son programme mais par pur anti-sarkozysme, et c'est bien légitime. En l'occurrence j'ai voté Sébastien Tellier par pur rejet d'Audrey Pulvar. Encore que personnellement je trouve bien des qualités à François Hollande, qui m'ont aussi poussé à voter pour lui, et j'en ai trouvées à Sébastien Tellier durant cette émission. Le bonhomme m'a fait rire, déjà. Et rire devant On n'est pas couché ça fait un bail que ça ne m'était pas arrivé… Je savais par avance que Tellier était un Philippe Katerine bis, un artiste chanteur décalé, volontairement loufoque, un "personnage" avec tout ce que ça comprend de costume, d'attitude fabriquée, de folie douce et de mégalomanie concertée, un artiste second degré au comportement saugrenu et aux disques improbables avec mélodies kitsch et paroles psychédélico-stupides. Le single de son nouvel album s'intitule Pépito bleu, Tellier partageant avec Katerine le goût d'une forme de poésie de l'insignifiant, d'une esthétique rétro-futuriste nostalgique des années 80, et de la parodie débile réalisée avec un très peu savant mélange de sincérité et de foutage de gueule. Mais si Philippe Katerine ne me fait plus rire depuis longtemps, Sébastien Tellier y est parvenu l'autre soir (peut-être parce que je l'ai moins vu que l'autre et que j'en ai pas encore eu ma dose, ou mon overdose, et Dieu sait qu'avec ce genre d'individu l'overdose survient très rapidement). J'ai ri notamment lors de l'interview de Josiane Balasko et Mathilde Seigner que Tellier rythmait de ses grands gestes muets d'approbation à chaque phrase prononcée. Ruquier, après avoir sorti une phrase sans aucune importance et voyant l'un des grands gestes d'assentiment bizarres de Tellier, ajoute : "Vous voyez même Sébastien Tellier pense comme moi !", et l'autre de répondre : "Non non ça n'a rien à voir avec penser, je fais des gestes, faire des gestes n'a rien à voir avec penser, je m'active c'est tout, mais continuez votre événement." Et tous les autres ont continué leur interview sans réagir, sans comprendre, amplifiant l'effet comique de la tirade de Tellier, survenue comme une véritable bouffée d'air frais dans une interview asphyxiante, et qui était d'autant plus piquante qu'au-delà de son absurdité elle contenait une forme d'ironie fine et assez savoureuse.
Un peu plus tard dans l'émission Tellier a fait preuve d'ironie à nouveau, de façon beaucoup plus franche et massive, quand Ruquier a interrogé Gérard Coll(nn)rad - libraire télé dans le magazine de la santé de France 5 présenté par Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes, l'homme sympathique qui passe au zapping tous les jours pour ses jeux de mots minables sur les bites et les couilles de ses patients - Ruquier demandant donc à ce libraire au rabais (coiffé comme Titeuf d'un minuscule fétu de paille gélifié pour exister physiquement à défaut d'en imposer intellectuellement) ce qu'il avait voulu dire (comme si c'était pas assez clair) lorsqu'il a déclaré : "Je n'ai que 150 mots de vocabulaire, ceux qu'utilise tout le monde". Le fameux "libraire" a alors déclaré : "Je ne supporte pas ces critiques littéraires qui emploient des mots incompréhensibles et font des textes auxquels moi-même je ne comprends rien. Moi je n'emploie qu'une centaine de mots et tout le monde me comprend". Et Tellier éclate tout d'un coup : "A l'échafaud ! A l'échafaud tous les salops qui utilisent trop de mots !", avant de retomber et de se prendre la tête entre les mains d'un air désespéré. Et personne n'a réagi, personne n'a rien compris, c'est presque comme si sur le plateau tout le monde l'avait pris au premier degré. C'était pathétique. Mais ce n'était que le début.
Putain mais qu'elles sont chiantes !
Parce qu'après il y'a eu l'interview de Sébastien Tellier lui-même. Et là Audrey Pulvar s'est montrée plus détestable que jamais, et pourtant Dieu sait que chaque samedi elle nous fait un peu plus de peine avec son absence abyssale d'humour, son ton pète-sec chiant comme la mort et ses goûts de chiottes en matière de cinéma, de musique ou de littérature (rendez-nous Naulleau et Zemmour, vite ! Ils n'avaient pas toujours un goût très sûr mais s'accordaient au moins à critiquer en bonne et due forme les pires daubes). Pulvar s'est défoulée sur Sébastien Tellier en croyant sans doute son acte critique courageux, l'accusant de se construire un personnage pour arnaquer les gens à des fins commerciales. Ruquier lui-même s'est vu obligé de défendre son invité, ou plutôt de tacler sa propre chroniqueuse en lui faisant remarquer que Sébastien Tellier n'était pas à proprement parler un chanteur "commercial". Pulvar a cru découvrir quelque chose d'inouïe du haut de sa perspicacité légendaire en pointant du doigt le "personnage" construit par Tellier et en dénonçant cette arnaque. Elle a ensuite exprimé un avis lapidaire sur le disque de l'invité, qui semble être l'équivalent musical du grand bloup à ses oreilles, ce sur quoi nous serions sans doute d'accord si j'avais subi l'album. Mais elle s'est surtout complue à crier à l'imposture et à hurler des phrases abruties en coupant la parole à Tellier et aux autres, du genre : "Rendez-nous Bukowski ! Où est passé Bukowski ?!" Mais Bukowski, s'il avait été face à toi Pulvar, bourré comme un porc il t'aurait sans doute traitée de salope entre deux rots nauséabonds. C'est vraiment ce que t'aurais aimé ? T'aurais vraiment trouvé ça génial ? Non évidemment. Alors tu me répondras que lui au moins était un artiste et qu'il savait écrire, sauf que c'était pas non plus Céline ou D.H. Lawrence et qu'à l'époque où il était vivant et où il publiait tu ne l'aurais sans doute pas porté aux nues comme tu le fais maintenant. C'est typiquement le genre d'écrivain qui devient culte avec le temps, grâce à son "personnage" plus qu'à son oeuvre, et peut-être, là je place un gigantesque peut-être auquel je ne crois qu'infiniment peu mais un peut-être quand même, peut-être que Sébastien Tellier gagnera ces galons-là avec le temps, lui qui prétend avec une outrecuidante suffisance faire la pop du futur, projet prétentieux mais qui a le mérite d'être ambitieux et de se positionner face à une pop actuelle qu'il juge minable.
Comment peut-on encore éprouver le besoin et la fierté de dénoncer la supercherie d'un Tellier sur la base de son personnage médiatique de pacotille après trente ans de Brigitte Fontaine et dix piges de Philippe Katerine, tout en se croyant bougrement pertinente et intéressante ? Comment peut-on l'agresser et l'insulter avec un mépris non-déguisé au prétexte qu'il joue un rôle sans lequel il n'aurait absolument aucune chance d'être invité sur un plateau de télé et de se faire mousser tout en faisant grimper l'audimat de ceux qui l'invitent avec intérêt ? Comment peut-on l'accuser de cracher dans la soupe des médias et d'en faire pourtant partie quand soi-même on l'invite pour son personnage comique et décalé avant de lui reprocher ce même personnage, comme si du reste on ne pouvait pas faire partie d'un système et le critiquer violemment (ou quand Pulvar la gauchiste se revendique ainsi partisane de "La télé tu l'aimes ou tu la quittes"). Pulvar, en bonne journaliste, était toute fière d'avoir trouvé un "dossier" ou une "casserole" à Tellier, qui a dessiné des chaussures Lacoste et qui donc, selon elle, ne devrait plus avoir le droit de s'exprimer sur les artistes commerciaux… C'est brillant. Elle et l'ensemble du plateau, Ruquier, Polony, les autres invités, le public, se sont foutus ouvertement de Tellier quand il racontait, peu importe qu'il soit sincère ou pas, qu'il est allé fumer des herbes spéciales auprès d'une sorte de chaman en Californie et qu'il a fait un rêve bleu qui lui a inspiré son album. Puis ils n'ont eu de cesse de parler de lui à la troisième personne - niant tout simplement sa présence - comme d'un drogué de merde tout en invoquant l'esprit génial d'un Charles Bukowski alcoolique au dernier degré ou, plus tard, à l'occasion de l'interview du très insultant et déprimant Gérard Collard, la grandeur d'un Antonin Arthaud, poussant Tellier, entre deux prises de tête et deux secouages de menton dépités, à proposer de sauter d'un train pour prouver sa bonne foi.
Gérard Collard, aka le spermatozoïde humain. Le seul libraire qui donne trop envie d'aller commander des livres sur amazon.
Devant ce spectacle ô combien irritant et désespérant je me suis d'abord demandé pourquoi une femme comme Pulvar s'en prenait aussi violemment au seul type pas complètement banal, endormi et chiant du plateau, elle qui chaque semaine ou presque ne voit défiler que les mêmes tronches insipides venues vendre leur camelote bien calibrée pour ne déranger personne et pour rendre gaga Ruquier, à l'image de Mathilde Seigner, venue faire son numéro merdique, quittant le plateau pour aller fumer une cigarette avant de se vanter d'aimer "le scandale" (triste ironie face à un gars comme Tellier). Mais en fait Pulvar est cohérente puisqu'elle adore les gens falots et autres artisans sans intérêt qui ne crachent pas dans la soupe même si elle pue la merde et qui la boivent au contraire jusqu'à la lie en déballant des couches et des couches de vide convenu et rebattu. Elle aime même faire passer pour tels des gens qui n'ont rien demandé comme elle l'a rappelé en faisant une "interview Mireille Dumas" pitoyable à une Josiane Balasko franchement lasse, lui posant pendant dix minutes une pluie de questions indiscrètes et ridicules sur la mort de son père quand elle était jeune, sur son attachement à la Croatie d'où venait son paternel, sur son détachement vis-à-vis de sa famille croate depuis peu, n'hésitant pas à demander à la gauchiste (qui trépignait déjà d'aller fêter la victoire de Hollande à la Bastille) qui lui manque le plus de son père ou de sa mère morte récemment à son tour… Et c'est une journaliste, je dis bien une journaliste, qui pose ces questions nulles à mourir à Josiane Balasko pour ensuite traiter Sébastien Tellier d'imposteur ? Par pitié Audrey Pulvar, nous ne vous avons pas attendu pour constater que Sébastien Tellier joue un rôle et que sa musique est sans doute assez merdique (jugement hâtif d'après écoute de quelques extraits sans équivoque), n'empêche que c'était le seul type drôle et un peu en-dehors des clous de l'emmerdement maximum sur votre plateau. Que vous décidiez de lui cracher dessus alors qu'il fait votre audimat vous confine dans le ridicule et achève de faire de vous une chroniqueuse imbitable, mais la prochaine fois évitez de lui couper la parole sans arrêt, car même quand il débite ce que vous considérez comme des tonnes de conneries dans son personnage de pseudo-drogué hirsute et déconnecté, il est un milliard de fois plus pertinent et passionnant que vous.
En tout cas, moi qui ne peux pas blairer les tocards qui font semblant d'être perchés pour faire marrer les plateaux télé et qui font des albums-blague moisis sur leur amour des Bichocos, Pulvar a réussi à me faire aimer et prendre fait et cause pour Sébastien Tellier, la connerie peut donc bel et bien faire des miracles.
17 commentaires
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On est deux !
Je donnerais beaucoup pour la faire rencontrer Bukowski. Cette rencontre serait pour moi une jouissance absolue. Elle tomberais de haut, la pauvre. Connaissant ce bon vieux Charles, il essaierait surement de la chauffer, ahah x) -
Chouette article! Pertinent! Juste un gros dommage de dire que la musique de Sébastien Tellier est de la merde lorsque on avoue mal la connaitre et l avoir peu écoutée. J’ai toujours préfèré les gens qui disent « je n aime pas » à cette phrase prétentieuse « c est de la merde ». Dommage donc, car j avais envie partager ce billet d’humeur.
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Je le plains alors ! Parce que franchement y’a pas de quoi chauffer un écureuil !
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Anonyme > Je ne crois pas avoir écrit que le disque de Sébastien Tellier « c’est de la merde ». Et je dis et répète dans l’article que je ne l’ai pas écouté intégralement ni religieusement mais que d’après extraits je ne suis pas du tout client et que oui, à mes oreilles, ça semble assez naze. Mais ce n’est qu’une impression et ce n’est que la mienne.
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Excellent article. Dommage que tu ne sacrifies pas du tout la forme au fond.
L’image légendée « Putain qu’elles sont chiantes » est parfaitement choisie !
Perso, je fais un amalgame terrible entre toutes ces personnalités qui se nomment Collard ou quelque chose en « ard ». Faudrait qu’ils s’attribuent chacun un nouveau blaze, pour moi c’est pas gérable.
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Ca serait un peu du Pulvar de dire « Faut pas dire « c’est de la merde », mais « j’aime pas »" comme si ses avis péremptoires et dédaigneux, voire insultants mais nuancés d’un « je trouve », elle adepte voire fasciste de la pensée et de la culture qu’il faut, étaient plus doux et acceptables qu’un simple « c’est de la merde » qui n’est qu’une manière rapide de dire sans débattre qu’on aime pas. Pas la peine d’avoir 1500 mots pour le dire parfois! Parfois! En tout cas un très bon article de ta part Rémi, qui dénonce l’imposture Pulvar. Sortir avec Montebourg ne t’autorise pas à nous dire quoi penser! Elle ne doit pas le fasciner par son intelligence…
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Dans un « On n’est pas couché » récent, elle a fait quelques pas de danse avec je-ne-sais-plus quel type, au milieu du plateau. Le caméraman a immédiatement filmé pendant quelques secondes son petit boulard en gros plan, saisissant là une belle occasion, en vrai professionnel du petit écran. Et je dois avouer qu’il avait l’air pas mal.
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Merci, j’ai pas vu l’émission, mais on m’avait fait circuler la vidéo et effectivement, j’ai détesté l’attitude de Pulvar.
Les critiques de Zemmour et Naulleau aurait sans doute été médiocre également mais, au moins ils auraient ris du personnage et auraient fait preuve de second degré.
J’aime bien les fulgurance de ce genre de mec (Tellier, Katerine ou même Luchini), mais l’animateur ou journaliste télé moyen n’a pas les capacité de mettre cela en valeur et passe pour un con.
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Les gens qui disent « j’aime pas », c’est des merdes !
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Une bulle de fraicheur dans un océan de médiocrité.
Timon
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Très bon article Rémi oui. La palme de la grossièreté et de l’auto-satisfaction pulvarienne revenant au soir où était invité Philippe Poutou il y a quelques mois. C’était sa première télé, et cette pute s’était fait un plaisir de le massacrer, comme ça, pour le fun, sans honte ni talent.
Et puisqu’on en est à déblatérer sur la vacuité télévisuelle, cette phrase entendue hier dans le grand journal (ça m’apprendra à zapper quelques minutes trop tôt sur la 4 pour chopper le SAV, quand je pourrais très bien attendre le lendemain pour le voir en replay, d’autant que même le SAV devient naze un soir sur deux), prononcée par le chroniqueur frisé dont je ne connais pas le nom, et qui s’adressait à Charlize Theron en ces termes : « Votre dernier film est tellement sublime, l’image est tellement belle, il a quelque chose de… presque… publicitaire ! ». Avant de sourire d’un air très fier. Putain.
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Pulvar était en effet puante d’arrogance mal placée devant Tellier. De toute façon Polony à l’air plus rigolote et on a plus envie de prendre un verre avec elle pour essayer de débrider un peu la réac qu’avec Pulvar, dont par ailleurs j’aime bien le compagnon.
Faut quand même dire que Tellier était bien bourré et que c’était un peu triste qu’on le laisse dans cet état en direct à la télévision. Il m’a fait marrer mais aussi un peu de peine à voir.
« Rendez-nous Bukowski » était le point Godwin de l’auto-satisfaction foireuse, son effet étant tombé complètement à plat. Putain qu’elle est sinistre. Bonne mais sinistre. -
Simon > Je n’ai pas vu cet épisode du Grand Journal, je m’en tiens consciencieusement éloigné pour éviter précisément d’entendre des horreurs pareilles et de péter un plomb. Mon médecin m’a dit « Au large les contagieux ! » et m’a demandé de ne pas mater cette télé poubelle sous peine de faire un ulcère très grave. Le Grand Journal c’est peut-être le pire de la télé ou pas loin. C’est un nid à saloperies. C’est le comble de la vacuité intellectuelle et de la vanité la plus misérable. C’est un diffuseur de connerie et de médiocrité généralisée. C’est la lie de l’humanité prenant la parole pour déverser inlassablement de la merde par litres dans l’oreille du public.
(N°6) > Je ne supporte pas davantage Polony en ce qui me concerne. Elle n’a pas d’humour non plus, mais alors vraiment aucun, elle a un physique et une gestuelle insupportables, un ton didactique assommant, des analyses sans saveur, et elle est de droite
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Et à cause d’elle j’ai eu 8 à mon contrôle !
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Si Gérard Collard est le seul à donner envie de commander des livres sur Amazon, tous les autres c’est sur Priceminister, hein.
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Je commençais à me demander si j’étais la seule personne de gauche à ne pas pouvoir piffer la Pulvar…. tombée sur cet article de blog en tapant « je déteste Audrey Pulvar » sur Google, et c’est le seul qui aille en ce sens. J’ai également vu cette émission, un soir d’insomnie avec mon amoureux et nous étions tous les deux consternés par cette aberration. De toute façon il faudrait remplacer tous les acteurs d’ONPC, entre Ruquier le beauf, Pulvar avec son balai dans le derrière et Polony la vieille avant l’âge, ça fait désordre pour une émission qui se prétend « branchée » et qui traite de tendances culturelles…






















Je hais Pulvar et cet article m’a fait le plus grand bien !